Depuis maintenant trois semaines, le papa a repris son travail; au début la fatigue, les réactions des enfants rendaient la vie difficile. Et en plus, un manque de fer!
Le fait d'avoir l'aide-familiale me libère physiquement et mentalement; on a pu reprendre des activités de classe 2 à 3 fois par semaine, j'ai même repris la fabrication du matériel.
Je suis moins fatiguée grâce à mon traitement, et aussi les mesures prises pour cadrer les enfants.
En effet, tous deux sont volontaires chacun de leur manière.
Bénédicte veut décider parfois, pour son frère par exemple, ou est récalcitrante toujours dans les mêmes situations: habillage, douche, retirer son manteau. Elle gémit dès que quelque-chose ne va pas. Elle pleure le matin pour que je vienne la lever, dit souvent "j'aurai du mal" quand je lui demande de faire quelque-chose. Un livre m'a bien aidé dans ma réflexion, afin de gérer les choses dans le calme, et faire respecter les règles:" écouter pour que les enfants parlent, parler pour que les enfants écoutent", je n'ai pas encore tout lu. Tout un programme!
Elle est aussi très sensible à la manière dont on s'occupe de son frère; parfois on le regarde trop...
Jean-Baptiste, lui est victime de ses frustrations et cela le fâche très fort. Il a des choses à dire mais ne parle pas, il veut se déplacer mais ne marche pas encore, il veut faire par lui-même mais n'y arrive pas toujours. ça donne des grosses colères, ou je n'ai d'autre solution que d'accompagner en essayant de temps en temps de proposer mon aide. Vivement que les progrès viennent!
Lui aussi n'est pas toujours d'accord pour faire les choses, il faut négocier, mais parfois on passe aussi par les pleurs et là je le garde contre moi le temps que ça passe. Très vite, je peux proposer un jeu, car il se console vite, c'est un petit garçon joyeux, rieur.
Je ne peux pas m'éloigner de deux mètres sans qu'il pleure, parfois je ne l'emmène pas car je ne serai pas longue.